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28/02/12

De: Jean Michel BARRIER  
Au piquet !

 

Un petit billet pour exprimer une crainte.

 

Notre île a su préserver l’allure de son habitat et ce malgré la vague de constructions nouvelles, les rénovations « lourdes ».

Les prescriptions d’urbanisme, nombreuses, très détaillées et « impératives », ont certes un peu figé l’image de nos villages mais on voit bien que cette rigueur a son heureuse contrepartie car tout visiteur apprécie leur allure, leur qualité.

Rhétais de souche ou d’adoption, on ne peut qu’en être fiers.

 

Mais…

C’est au niveau des routes, des rues, des places que cela semble sérieusement se gâter depuis quelques années et ça s’accélère…

Pour faciliter la circulation des milliers de voitures, de milliers de vélos ou, même, je le crains, tout simplement pour suivre une mode qui a déjà envahi nos grande villes, l’aménagement des espaces publics défigurent ce qui a été sauvegardé au niveau de l’habitat.

Partout, trottoirs trop larges, carrefours et ronds-points gigantesques et piquets « anti stationnement sauvage » d’un mètre cinquante.

Une horreur !

Que restera-t-il, bientôt, de la « rue de carte postale » que l’on préserve vigoureusement par les matières, les formes et les couleurs, si, au premier plan, au niveau de nos yeux, se dresse un jeu de quilles métalliques émergeant du béton ? Si nos roses trémières sont empotées tous les trois mètres dans du « gravillon lavé » ?

Il est vrai que les touristes ont pris l’habitude de slalomer en ville mais est-on obligé de dénaturer l’île parce que les bureaux d’études ne font pas preuve d’imagination pour adapter leurs projets à un paysage particulier et très sensible ?